L’IMAGE CORPS / POCHE
    Figures de l'humain dans l'art du XXe siècle
Paul Ardenne

Format : 24,5 x 17,5 cm
    Broché, 508 pages, 300 ill.          
    ISBN 978 2 84105 2622             24 €

 

Objet
Rédaction d’un ouvrage synthétique dont le sujet d’étude est le suivant : Les représentations artistiques du corps humain au XXe siècle, du cubisme à l’art virtuel.

Argument
L’intérêt esthétique pour le corps, au XXe siècle, se révèle à la mesure des accidents symboliques majeurs qu’enregistre alors ce dernier : 1° - abandon de la conception du corps comme corpus d’essence divine ; 2° - croissance du matérialisme, qui élargit la voie aux théories de l’«Homme machine», base d’une relation plus technique qu’éthique au corps ; 3° - crise profonde, et sans doute irréversible, de l’humanisme.

La représentation artistique du corps, pour une large part, décalque cette évolution, symbolique: forme instable, le corps dorénavant esthétisé s’offre plus comme une proposition problématique que comme incarnation de l’«être». Ne détenant plus une signification finie, il cesse dans la foulée de revêtir une apparence unique. Fin des représentations génériques et explosion de la figure, bientôt remise en cause de manière continue des débuts à la fin de notre siècle, entre corps fragmenté du cubisme (année zéro) et notre corps synthétique ou dématérialisé de l’âge virtuel de l’art (années quatre-vingt-dix).

Antécédents
Les études ayant trait au corps dans l’art du XXe siècle ne manquent pas. Citons pour les plus récentes celles de Marc Le Bot (Figures du corps) ou Arnaud Labelle-Rojoux (L’acte pour l’art), en plus des catalogues des expositions Hors Limites (Paris), Identités et Altérités - Images du corps, 1895-1995 (Venise), L’art au corps (Marseille)… dans la dernière décennie.
Loin d’épuiser la question, cependant, ces points de vue cumulés relèvent d’options analytiques restrictives. Les plus fréquentes : une perception outrageusement humaniste, qui tend à nier les effets artistiques de déflagration ou de contestation du corps (le point de vue de Jean Clair par exemple) ; l’attention trop exclusive portée à la célébration théâtrale, certes omniprésente entre Dada et le néo-Fluxus mais cependant non hégémonique en termes de représentation du corps. Il n’existe pas, du coup, d’ouvrage réellement objectif relatif à la question envisagée, pas plus qu’une synthèse accessible.

L’auteur : Paul Ardenne
Agrégé d’histoire, titulaire d’un DEA en Histoire contemporaine, docteur en Histoire de l’art, Professeur à l’Université Picardie-Jules Verne d’Amiens (Histoire de l’art contemporain).
Membre du bureau national de l’AICA France (Association internationale des critiques d’art). Collaborateur depuis 1990 de la revue Art press. Autres contributions aux revues Omnibus, La Recherche photographique, L’Image, Le Voyeur, Synesthésie, Visuels, etc.
A publié à ce jour plusieurs ouvrages ayant trait à l’art actuel ou à la culture contemporaine, dont trois aux Editions du Regard : CapcMusée 1973-1993 (1993), 1989 ( 1995), Art, l’âge contemporain (1997). Vient d’achever L’art dans son moment politique. Prépare pour le « Magasin » de Grenoble une exposition intitulée Micropolitiques (janvier 2000).

 

 

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